Projet INDIGO : La formation des cadres et enseignants-chercheurs se poursuit à l’UGANC

Les travaux de l’atelier de restitution de la formation modulaire de l’Université Européenne de la Viadrina à Franckfort-sur-Oder (du 8 au 12 novembre 2021 en République Fédérale d’Allemagne) dans le cadre de la mise en œuvre du projet INternationalisation et Développement des Indicateurs pour une meilleure Gouvernance de l’Enseignement Supérieur Guinéen (INDIGO) ont été ouverts par Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI), Dr Facinè CONTE, dans la salle de fêtes de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, le 26 janvier 2022.

Les travaux ont commencé par une série de présentations des composantes du thème principal : « Renforcement des compétences des Personnels, des Autorités Publiques et des Universités en matière d’assurance qualité et de l’élaboration de projets d’établissement».

La session plénière N°1 qui a pour thème : « Gouvernance Universitaire et planification stratégique » a été présentée par l’UGANC et MESRSI, la modération, a été assurée par Mme Anna BERKHAUSEN, Directrice des Relations Internationale de l’Université Européenne de la Viadrina.

Pr Fodé Mohamed Sylla, le point focal du projet INDIGO de l’UGANC, dans la présentation de « L’UGANC dans le système d’Enseignement Supérieur en Guinée »,  a subdivisé en deux parties. Dans la première partie, il a fait un bref aperçu historique de cette institution, le contexte et la problématique de la première Université Guinéenne celle qui a été à la base de la création de plusieurs autres à travers le pays. Dans la seconde partie, la vision, mission, les structures et le plan d’action pour l’élaboration du projet d’établissement de l’institution.

Ensuite,  Dr Mohamed Kerfalla CAMARA est intervenu sur : « La Viadrina dans le Système d’Enseignement Supérieur Allemand ». Dans sa communication, Dr CAMARA a parlé fondamentalement sur la gouvernance universitaire et la planification stratégique dans le système d’enseignement supérieur allemand en général, et de l’Université Européenne de la Viadrina, en particulier. Il a notamment parlé de la promotion et le financement de la recherche de pointe par l’Etat Fédéral, le système de parrainage au niveau régional (Etats fédérés).

La deuxième plénière sur les « Modèles d’évaluation dans les différents domaines stratégiques » a été présentée par Monsieur Sékou FOFANA de l’Agence Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) et la modération a été assurée par Mme Catherine VANDELEENE, Directrice des Relations Internationales de l’Université de Liège.

La présentation des Modèles d’évaluation de l’ANAQ par Monsieur Sékou FOFANA a permis aux partenaires (à part entière et Associés) de comprendre le contexte de création de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité, de sa mission, de la gouvernance et les méthodes des évaluations avec le standard défini avec le MESRSI dans le processus d’Accréditation/Labélisation et d’Habilitation des programmes d’enseignement supérieur et de la formation professionnelle en République de Guinée.

La troisième session plénière sur les « Indicateurs et paramètres par grands domaines (International, formation, recherche, gouvernance, finance et ressources humaines) » par l’UKAG et la modération a été assurée par Mme Annie SORIOT, Coordinatrice du Projet INDIGO et Directrice des Relations Internationales de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

La présentation des « Indicateurs et paramètres par grands domaines » par Dr Ibrahima Moriah CONTE, Vice-recteur de l’Université Kofi Annan de Guinée, dans leur communication, il a d’abord défini les Indicateurs et a ressorti le rôle et la place de ces derniers dans la performance et le développement des Institutions d’Enseignement Supérieur.

Ensuite, il a été question d’évaluer l’assimilation du sous-thème par une session de travail en groupes à travers des exercices sur la pertinence des indicateurs. Ainsi, Quatre groupes de travail ont été créés mettant ensemble un partenaire à part entière et deux partenaires associés avec pour facilitateurs des partenaires européens.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry était avec l’Université de Liège, l’Université de Boké et l’Institut Supérieur de Faranah faisaient constituaient le Groupe1.

Le Groupe 2 est formé par l’Université Kofi Annan de Guinée, l’Université de Nzérékoré et l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou.

Le Groupe 3 est formé par l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de la Viadrina, l’ANAQ, l’Université Nongo Conakry et l’Institut Supérieur Vétérinaire de Dalaba.

Le Groupe 4 est formé par l’ANAQ, l’Université de Labé et l’Université Julius Nyerere de Kankan.

Lors des exercices sur la pertinence des indicateurs, plusieurs indicateurs avaient été choisis par les groupes selon leur profil. Ainsi, les principaux indicateurs retenus sont: Formation, Recherche, Service à la communauté, Gouvernance, etc.

S’agissant de la formation, il a été question de savoir le nombre de diplômés, le ratio professeurs de rang magistral et étudiants, le nombre de programmes accrédités, le taux d’encadrement, le taux d’insertions professionnelles, la mobilité des étudiants, la procédure de recrutement des étudiants validée par les directions des Programmes.

Pour la Recherche, le nombre de projets de recherche, le nombre de thèses de master et de doctorat soutenus par an, le nombre de publications scientifiques, les revues scientifiques indexées, etc.

S’agissant l’Appui à la communauté, le nombre de brevets, les revenus financiers issus des services à la communauté, le nombre de missions d’expertises et le nombre de Start ups créés.

Pour la Gouvernance, l’existence d’un Conseil d’Administration (CA), le nombre de session de Conseil Administration, le Conseil d’Université, le Conseil de Faculté et le Conseil de Département, le respect de l’Equité et du Genre dans la composition des instances, le pourcentage d’étudiants dans les Conseils d’Université et de Faculté, l’existence d’une Cellule Interne d’Assurance Qualité (CIAQ), l’existence d’un Embuds man, etc.

La quatrième session plénière a été consacrée à la Restitution des travaux de groupes et la conclusion de la journée.

La restitution des résultats des travaux des quatre groupes a été faite par leurs rapporteurs respectifs.

La journée du 26 janvier 2022 a commencé par la lecture du rapport de la première journée par Dr Mohamed Kerfalla CAMARA, rapporteur général de l’atelier de restitution de la formation modulaire.

La cinquième plénière sur : les « Modèles de développement d’Assurance Qualité » ont été présentés par l’UGANC et l’UGLC-SC et la modération a été assurée par l’Université Européenne de la Viadrina.

Dans les communications de Pr Mohamed Sahar TRAORE et de Mme Kadiatou SALL, il a été question de l’organisation, des missions, des activités des Cellules Internes d’Assurance Qualités dans les deux institutions d’Enseignement Supérieur  ainsi que les difficultés liées à leur fonctionnement.

La sixième plénière a été consacrée à la « Communication et mobilisation des parties prenantes pour la visibilité d’un projet d’établissement » présentée par l’UGLC-SC et la modération a été assurée par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Dans sa communication, Monsieur Sayon CAMARA de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry a parlé de la création du Service de l’Information et de la Communication (SIC), son organisation, sa mission, les différents canaux d’informations utilisées (affiches, banderoles, posters, courriers, site web et magazine Sonfonia info).

Ensuite, ce fut la session de travaux de groupes sur les : « Modèles d’évaluation dans les différents domaines stratégiques ». Les quatre groupes crées à la veille ont travaillé séparément.

La restitution sur les problématiques d’évaluation dans les différents domaines stratégiques et la Communication et Mobilisation des parties prenantes, il ressort ce qui suit :

L’existence de la Cellule Interne d’Assurance Qualité : aide au pilotage, dépendre de la haute autorité pour garantir son indépendance. Les difficultés dans les IES où elle existe :

  • l’insuffisance de sensibilisation, de formation du personnel administratif et académique ainsi des membres de la CIAQ ;
  • le manque d’accompagnement dans le pilotage des évaluations,
  • le manque de motivation du personnel de la CIAQ ;
  • le statut de la CIAQ par rapport aux autres services ;
  • les axes fondateurs peu clairs ;
  • le développement d’outils propres en interne avec l’utilisation des référentiels (ANAQ).

S’agissant de la communication, il a été question des enjeux du développement des projets d’établissement :

  • la sensibilisation des personnels administratifs, académiques et étudiants;
  • la mobilisation des parties prenantes ;
  • le développement des outils et canaux de communication avec possibilité de vérification ;
  • la segmentation des messages en fonction des cibles ;
  • la formation des cadres ;
  • le financement des cellules de communication ;
  • l’institutionnalisation des cellules de communication ;
  • l’évaluation de l’impact de la communication sur les cibles ;
  • la diffusion et la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des actions d’amélioration ;
  • l’identification des projets d’établissement et les sources de financement.

Ensuite, il y a eu la rédaction des recommandations générales sur la Gouvernance des Établissements d’Enseignement Supérieur et l’élaboration des projets d’établissement.

La dernière et la septième session plénière a été consacrée sur la lecture des recommandations, des discussions et amendements.