Master de Biologie : soutenance d’une thèse de Master 2 sur le polymorphisme génétique des souches du plasmodium falciparum

IBRAHIM Arzika Master Bio 2L’étudiant en master de Biologie de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Monsieur Issa Ibrahima, a soutenu sa thèse de Master 2 Biotechnologie, le 20 janvier 2015 sur le thème : «Polymorphisme génétique des souches du Plasmodium falciparum (Welch 1897) au Niger. »

En effet, le Plasmodium falciparum est l’agent responsable du paludisme dans le monde. Au Niger, il représente à lui seul 97% des infections palustres. L’une de ses caractéristiques est son polymorphisme génétique et antigénique. Il est responsable du neuro-paludisme et de l’anémie sévère.

 

Pour évaluer l’impact du polymorphisme génétique sur l’épidémiologie du paludisme, les populations parasitaires du Niger ont été caractérisées en amplifiant le block2 du gène msp1 et la région variable centrale du gène msp2. Des amorces spécifiques des différentes familles allèliques ont permis de distinguer les allèles du gène msp1 et du gène msp2.

 

Pour ce faire le polymorphisme génétique et la multiplicité des infections à P. falciparum au niveau de 13 sites représentatifs de la situation épidémiologique du paludisme au Niger ont été analysés.

 

Dans cette étude, un échantillon de 498 personnes sélectionnées dans 13 sites du Niger ont été génotypés par par la PCR, les résultats traités par EPI 6 et comparés par le test de chi.

 

De cette étude, il ressort une grande diversité génétique avec les deux marqueurs. En effet, 17 allèles différents de type msp1 et 14 de type msp2 ont été caractérisés. La famille allélique la plus fréquente dans la population est 3D7 (63%) suivie de K1 (43,2%). Les familles alléliques les plus rares  sont MAD 20 (28,4%) et RO33 (28,4%). La distribution allélique des gènes msp1 et msp2 est très variée selon le site. Le nombre de clones varie de 1 à 5 par patient et 23% des infections était polyclonal. La multiplicité des infections (MOI) est de 2,8 au Niger avec une différence significative de MOI selon les sites (p<0,05).

 

La multiplicité des infections dépendent du niveau de transmission du paludisme. La relation entre eux n’est pas linéaire. Des facteurs écologiques et environnementaux comme la disponibilité en eau de surface et l’humidité relative pourraient être parmi les facteurs qui interviennent.

IBRAHIM Arzika Master Bio

A noter le jury était composé comme suit : Président, Dr. Demba Magassouba, MC, FS, UGANC ; rapporteur, Dr Ahmadou Sadio Diallo, FS, UGANC et les membres :  Dr Lipoli-Pé Kolié, MC, FS, UGANC ; Dr Boubacar Sidy Sily Bah, MC, CUK ; Dr Faya Tounkara, MC, FS, UGANC, (Consultant) et Dr Mamane Laminou Ibrahim, MC, CERMES (Co-consultant).