Coopération: la Suisse et l’UGANC pour le renforcement de la coopération dans les domaines de la formation et de la recherche !

P1200905Le 16 juin 2015, une délégation de chercheurs suisses a été reçue dans l’auditorium de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. A cette occasion, Monsieur le Recteur, Dr Doussou Lancinè Traoré avait à ses côtés tous les responsables de facultés, directions et services, certains Directeurs généraux d’institutions d’enseignement supérieurs ainsi que de nombreux étudiants. L’objectif de la rencontre, le renforcement de la coopération dans le domaine de la recherche en santé, particulièrement au niveau des maladies virales, parasitaires comme le paludisme et la formation postuniversitaire (master et doctorat).

La délégation suisse était dirigée par Son Excellence Monsieur Mauro Moruzzi, Ambassadeur de la Suisse en Côte d’Ivoire et en Guinée, le secrétariat d’état à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI, le consul honoraire de la suisse en Guinée, Pr. Jurg Utzinger, Monsieur Bassirou Bonfoh, responsable du Centre de recherche scientifique (CSRS), Dr Latif Camara et plusieurs autres personnalités.

La rencontre a été introduite par Monsieur le Recteur, Dr Doussou Lancinè Traoré par une allocution de bienvenue aux hôtes. Dans son allocution préparée à cet effet, le premier responsable de l’université a tout d’abord souhaiter la bienvenue aux hôtes et un agréable séjour en terre africaine de Guinée.

« Dans les différentes structures (ndlr : facultés et directions), les formations se sont dans les départements comportant des laboratoires dont la spécialité est fonction du profil. En plus de la faculté de médecine s’occupant du domaine de la santé, la faculté des sciences comporte un département de biologie dont les principales activités sont axées sur le domaine de la santé également. » a-t-il dit.

Il a poursuivi en disant « C’est pourquoi, on peut affirmer sans se tromper que ue les principales activités de l’Association suisse contre la malaria chez les enfants œuvrant au renforcement de la santé des populations, constituent aussi les préoccupations majeures de l’université à travers sa faculté de médecine, pharmacie et odontostomatologie. Ceci signifie que votre Association et l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry peuvent entretenir de bons rapports de coopération étant donné qu’elles travaillent dans la même direction. »

Ensuite, ce fut le tour de Monsieur Bassirou Bonfoh, responsable du Centre de recherche scientifique (CSRS) de présenter son centre.

« Fondé en 1951, le CSRS est une institution de recherche pluridisciplinaire placé sous la double tutelle des ministères chargés de la recherche scientifique en Côte d’Ivoire et en Suisse. Le CRSR travaille dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la sécurité alimentaire et de la biodiversité. Il conduit en Côte d’Ivoire un programme de renforcement des capacités de la recherche ivoirienne (PASRES), financé par la coopération suisse. »

La recherche à l’IRD s’appuie sur des unités mixtes de recherche (UMR),  des unités mixtes internationales (UMI) et des unités mixtes de service (UMS) réparties dans trois départements scientifiques.

Laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement (LTHE), unités mixtes de recherche – Département Environnement et Ressources – Océan, climats et impacts, Ressources en eau et sols, Risques naturels et vulnérabilité. Il ya des actions au Bénin, en Bolivie, en France, au Népal et au Vietnam .

Aussi, les recherches menées par le LTHE portent sur les différentes composantes du cycle de l’eau et leurs interactions avec l’environnement atmosphérique et continental. Une importance particulière est accordée à la variabilité climatique régionale et à son impact sur les bilans hydrologiques, …

Il a aussi parlé du Centre de biologie pour la gestion des populations (CBGP), unités mixtes de recherche – Département Environnement et Ressources – Biodiversité continentale et amélioration des plantes qui existent en France au Sénégal.  Les activités du CBGP concernent la génétique des populations et l’écologie dans l’optique d’une gestion des populations et des communautés d’organismes d’intérêt en agronomie, en santé humaine et en biodiversité. Personnel 36 chercheurs et 44 ingénieurs et techniciens, dont 8 chercheurs et 9 IT …

Pr. Jurg Utzinger a exposé sur « le rôle de la Suisse dans la lutte contre les maladies épidémiques »

La nouvelle loi sur les épidémies (LEp) poursuit différents buts. Elle vise, d’une part, à détecter suffisamment tôt les maladies transmissibles, à les surveiller, à les prévenir et à les combattre. D’autre part, elle permet de mieux maîtriser les foyers de maladies pouvant mettre la santé publique gravement en danger. La loi et ses ordonnances entreront en vigueur le 1er janvier 2016.

Soumise au verdict des urnes le 22 septembre 2013, la nouvelle LEp a été approuvée par 60 % des votants de la population suisse.  Les ordonnances fédérales ont ensuite été élaborées.

La première ordonnance précise les dispositions régissant la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme. La seconde concerne les laboratoires de microbiologie ; elle règle les conditions à respecter et la procédure à suivre pour qu’un laboratoire soit habilité à procéder à des analyses. La troisième ordonnance porte sur les observations soumises à déclaration en rapport avec les maladies transmissibles. Elle définit les agents pathogènes ou les maladies devant être déclarés. Edictée par le Département fédéral de l’intérieur (DFI), cette dernière peut, en cas de besoin, être adaptée plus rapidement que les deux autres ordonnances, qui sont quant à elles promulguées par le Conseil fédéral.

Conformément à l’arrêté du Conseil fédéral, la nouvelle LEp et les deux premières ordonnances entreront en vigueur le 1er janvier 2016. L’Office fédéral de la santé publique est responsable de leur exécution ; les cantons, quant à eux, se chargent de procéder aux éventuelles adaptations dans leurs législations.

Dr Latif Camara quant à lui, il a exposé sur « Swissad-malaria », aide Suisse contre la malaria. Pour lui, le soutien populaire à la lutte contre le paludisme qui condamne à mort près d’un million d’enfants par année s’inscrit dans la bataille engagée par la Suisse depuis longtemps pour venir à bout de ce fléau. Une ténacité qui commence à porter ses fruits.

« Pour la Suisse, la lutte contre la malaria appartient, au même titre que le VIH/SIDA et la tuberculose, à l’Objectif du millénaire pour le développement numéro 6. 40% de la population mondiale vit aujourd’hui encore en contact avec ce fléau typique de la pauvreté. Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement exposées. Chaque année 300 à 500 millions de personnes contractent cette maladie qui entraîne dans son sillage 1 million de morts dont 80% sont des enfants en dessous de 5 ans vivant en Afrique subsaharienne. Humainement, socialement et économiquement, cette situation est insupportable. »

Il a poursuivi en disant qu’« Une maladie mortelle pourtant évitable car, le contrôle de la malaria n’est pas une entreprise surhumaine : des médicaments efficaces et sûrs sont disponibles, les moustiquaires imprégnées d’insecticide ont fait la preuve de leur utilité. Mais il faut comprendre que pour les pays affectés, qui sont parmi les plus pauvres de la planète, les méfaits du paludisme représentent un fardeau économique considérable. La faiblesse des systèmes de santé empêche la mise en place des mesures indispensables et leur accès à une grande majorité de la population. C’est pourquoi ces pays ont besoin de l’aide internationale. »

L’institut tropical et de santé publique de Suisse, de réputation internationale et partenaire de l’OMS, le centre suisse de recherche scientifique en Côte d’Ivoire à vocation régionale, ont été entre autres des institutions évoquées dans le cadre de ce partenariat.
En ce qui concerne l’octroi de bourses d’étude en Suisse, des critères d’identification de jeunes cadres compétents ont étés retenus et seront pris en compte le moment venu.
Après la rencontre les étudiants, la délégation et les autorités ont tenu une séance de travail au cours duquel la nécessité d’accélérer les actions de mise en œuvre du projet afin que la Guinée à travers l’université de Gamal Abdel Nasser de Conakry puisse connaitre sa réalisation comme en Côte d’Ivoire.